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Padmé Amidala Naberrie Skywalker était allongée sur une table d'opération du centre médical de Polis Massa. Elle souffrait, la douleur était immense, bien que non liée à son accouchement imminent. Non, cette douleur était liée à son c½ur, un c½ur qu'Anakin avait brisé. La jeune femme sentait des larmes coulaient le long de ses joues... Elle hurlait, la souffrance semblait ne plus vouloir se détacher d'elle... Elle n'avait pourtant rien fait pour mériter une telle chose. La seule faute qu'elle ait pût commettre était de s'être mariée et d'avoir vécu heureuse durant trois ans auprès de l'homme qu'elle aimait. Elle aurait aimé crier son amour à Anakin, mais elle savait qu'il ne l'entendait pas, qu'il n'était plus là. Son amour était mort et toute envie de vivre s'était enfuit avec lui. La jeune Sénatrice se laissait mourir car à présent la vie qui s'offrait à elle était pire que la mort...
Mais alors elle sentit une présence à ses côtés et quelqu¢un pris sa main dans la sienne. Padmé aurait tant aimé que se soit Anakin et elle tenta de s'accrocher à cette idée... S'il était là, elle trouverait en elle la force de se battre et de vivre... Mais brusquement elle revint à la réalité. Il n'était pas là, c'était Obi-Wan qui se tenait près d'elle. Cependant la présence du Maître Jedi lui suffit pour trouver au fond d'elle la force de mettre au monde son enfant... Leur enfant... Celui d'Anakin.
Obi-Wan Kenobi : Il faut vous cramponner Padmé...
Padmé Naberrie : C'est... C'est une fille... Anakin pense que c'est une fille...
Obi-Wan Kenobi : Nous ne le savons pas encore... D'ici une minute... Restez avec nous Padmé...
Padmé Naberrie : Si... Si c'est une fille... Il faudra l'appeler Leïa...
Une nouvelle contraction, plus puissante, se fit sentir et la jeune femme se mit à hurler sous le regard impuissant d'Obi-Wan qui ne pouvait rien faire pour l'aider. Il savait que cette douleur ne s'expliquait pas seulement par des blessures extérieures. Plus que cela, elle était dû à des blessures intérieures, à un désespoir infini causé par un c½ur brisé... Bientôt l'un des droïdes médicaux qui s'afféraient autour de la jeune femme s'écarta d'elle avec un nouveau né dans les bras. Il le tendit à Obi-Wan, qui le prit délicatement dans les bras, et l'approcha de Padmé.
Obi-Wan Kenobi : C'est un garçon.
Padmé Naberrie (dans un murmure) : Luke...
La jeune Sénatrice esquissa un faible sourire en voyant son fils et leva une main tremblante vers lui. Elle effleura son front du bout des doigts. C'était son fils... Le fils d'Anakin... Le fruit de leur amour. Padmé aurait tant voulu le prendre dans ses bras, mais elle n'en avait pas la force. Sa main retomba sur l'oreiller et soudain une nouvelle vague de douleur s'empara d'elle. Pourquoi souffrait-elle encore ? Elle voulait que tout cela s'arrête, elle n'en pouvait plus. A côté d'elle, Obi-Wan savait cependant ce qui se passait. A travers la Force, il parvenait à sentir la présence d'une autre vie dans Padmé... Elle allait avoir des jumeaux... Bientôt, un autre droïdes médical fit en effet le tour de la table d'opération, portant un autre bébé dans les bras.
Obi-Wan Kenobi : C'est une fille... Comme Anakin le pensait...
Padmé Naberrie : Leïa...
La jeune femme n'eut même pas le courage de tendre la main vers sa fille. Toutes ses forces l'abandonnaient, la laissant chaque seconde toujours plus fragile qu'avant. Obi-Wan s'approcha un peu plus d'elle et serra à nouveau sa main dans la sienne, espérant lui transmettre un peu de se force vitale par se simple contact.
Obi-Wan Kenobi : Padmé, vous avez des jumeaux, ils ont besoin de vous... Accrochez vous.
Padmé Naberrie : C'est trop dur... J'peux pas... J'peux plus... Oh Anakin je suis désolée... Je suis tellement désolée... Je t'en pris Anakin, je t'aime...
Obi-Wan la voyait mourir et cette vision lui déchirait le c½ur. Il aurait souhaité l'aider, lui donner le courage de continuer à se battre pour sa vie, pour ses enfants... Padmé se tourna vers lui et leva une main tremblante, une main dans laquelle elle tenait une chose à laquelle elle tenait autant qu'à sa vie et qu'elle avait gardé sur elle durant toutes ses années. Obi-Wan le prit et observa ce présent. C'était un pendentif, sculpté dans un petit morceau de jappor. Dans la Force, Obi-Wan sentit qu'il en émanait des échos d'amour transcendants et le désespoir insupportable d'un c½ur brisé. Padmé releva un peu la tête vers lui... Elle sentait que tout serait bientôt fini... Que bientôt elle quitterait ce monde qui l'avait tant fait souffrir mais qui l'avait aussi tant fait sourire...
Padmé Naberrie : Obi-Wan... Au fond de lui il y a du bon... Je le sais... Il y a toujours du bon...
La jeune femme ferma les yeux et sa tête retomba sur l'oreiller... Obi-Wan baissa tristement le regard vers Luke, qu'il tenait toujours dans les bras, et qui commençait à pleurer. Sentant lui aussi les larmes lui venir aux yeux, le Maître Jedi remarqua quelque chose d'anormal... Padmé venait de « mourir » devant lui, mais pourtant la vie de la jeune Sénatrice semblait encore ancré dans son corps...
Obi-Wan Kenobi (intrigué) : Que se passe t'il ?
Droïde médical : Elle vient de tomber dans le coma...
Obi-Wan se retourna vers la jeune Sénatrice. Son regard fut tout particulièrement attiré par son visage... Son si beau visage qui s'était figé dans une expression où l'on pouvait presque lire toute la tristesse du monde. Un visage qu'Obi-Wan n'oublierait jamais car il représentait toute la peine que lui-même éprouvait à cet instant... La tristesse d'avoir perdu son meilleur ami, d'avoir perdu son amie, d'avoir échoué dans sa mission et de s'être trompé durant toutes ses années. Une larme coula le long de sa joue tandis qu'il observait alternativement Luke, Leïa et Padmé. A présent, tous les trois étaient en danger. Si l'Empire les découvrait, tout espoir serait perdu à jamais. Il devait les mettre en sécurité, eux qui lui rappelaient son ami perdu, eux qui représentaient le futur espoir de toute une Galaxie...
Sur Coruscant, dans le centre de reconstruction chirurgicale, Anakin était allongé sur une table d'opération. Une dizaine de droïdes s'affairaient autour de lui. Anakin tentait de les repousser de son ultime bras, mais il n'y parvenait pas. La douleur était bien trop grande. Son corps était entièrement brûlé, ses membres avaient été coupé... Des droïdes s'occupaient de lui greffer de nouvelles jambes ainsi qu'un nouveau bras.
Au fond de lui, Anakin hurlait... Il ne pensait qu'à Padmé... Il devait la sauver de ses cauchemars... Il devait partir, aller la rejoindre... Elle allait mourir... Mais il ne pouvait plus bouger. Il était attaché à la table d'opération, revêtu d'une lourde armure noire... Un masque noir descendit vers lui puis se referma sur son visage, tels les barreaux d'une cage qui se referment sur vous, vous emprisonnant à jamais... Et là, il entendit une respiration... Pénible, rauque... Sa propre respiration... Elle lui mit les nerfs à vif, mais il n'y pouvait rien, il ne pouvait pas l'arrêter, il ne pouvait même pas la ralentir... Il n'avait même plus de poumons. La table d'opération se redressa lentement et il regarda autour de lui, ouvrant difficilement ses yeux calcinés. Dark Sidious s'approcha et se pencha vers son apprenti.
Dark Sidious : Seigneur Vador, est-ce que vous m'entendez ?
Dark Vador (tournant la tête vers lui) : Oui Maître...
Le Seigneur Noir des Sith tourna difficilement la tête, scrutant la pièce sombre, semblant chercher désespérément quelque chose... Une chose qu'il ne trouvait pas, mais dont il avait absolument besoin à cet instant... Une chose qui était toute sa vie... Celle-là même pour laquelle il avait fait tout cela.
Dark Vador : Où est Padmé ? Est-elle en sécurité ? Est-elle sauve ?
Dark Sidious : Il semble que dans votre colère, vous l'ayez tué...
Vador sentit soudain une immense douleur au plus profond de lui, plus intense encore que la douleur des flammes qui l'avaient consumé sur Mustafar. Il l'aimait, il l'aimerait toujours, jamais il n'aurait pût souhaiter sa mort. Ce n'était pas possible, Palpatine devait se tromper... Il devait y avoir une erreur... Sa femme était toute sa vie, pour elle il aurait tout donné... Mais il l'avait tué.
Dark Vador : Non, je n'ai pas pu faire ça... Elle était vivante, je l'ai sentit.
Et là la douleur devint plus forte que tout, il ne pouvait plus la contrôler... Il avait tué sa femme, la seule qu'il ait jamais aimé, finalement parce que quand il aurait pu la sauver, quand il aurais pu fuir avec elle et penser à elle, c'est à lui qu'il pensait... Le Jedi déchu plongeait dans la Force, cherchant à atteindre Palpatine, l'homme qui l'avait détruit, mais il n'y parvenait pas. Autour de lui, seuls les droïdes implosaient et les liens par lesquels il était retenu à la table se brisèrent. Et finalement Vador se rendit compte qu'il ne voulait pas atteindre l'ombre car elle était tout ce qui lui restait. Il avait tout perdu : sa femme, son ami, son enfant... A présent plus personne ne pourrais lui pardonner ce qu'il avait fait, jamais... Au plus profond de lui, l'ancien Jedi sentit son c½ur se déchirer, créant une douleur insoutenable... Cette douleur est désormais gravée en lui, elle fait partit de lui, pour toujours...
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